Au-delà du sempiternel débat « Quel tourisme pour la Corse ? », la véritable question restée inaudible est celle-ci : veut-on du tourisme pour la Corse ? Sans réponse claire et affirmative, toute réflexion sur l’organisation du secteur relève de la vacuité.
Le Groupement des Hôtelleries et Restaurations de Corse (GHR Corsica), présidé par César Filippi, dénonce un véritable « Waterloo saisonnier » : explosion des charges, pénurie de logements pour les saisonniers, concurrence des meublés touristiques, coûts d’approche aériens et maritimes, et empilement réglementaire — notamment les autorisations d’occupation temporaire des plages, qui pénalisent la profession sans juguler la fréquentation globale des sites.
En présence de Catherine Quérard, présidente nationale du GHR, la corporation a alerté sur des chiffres alarmants : les radiations d’entreprises ont augmenté de 36 % et les entreprises en difficulté de 12 %. Le GHR en appelle à une véritable stratégie économique, structurée et intégrée au développement global de l’île, afin que la profession ne soit plus « sacrifiée sur l’autel de l’indifférence ».
Comme le rappelle César Filippi : « La Corse n’a pas besoin de compassion économique mais de décisions. »
👉 L’éditorial de jean Poletti – Paroles de Corse - Au soleil des mirages – Juillet 2026
https://www.parolesdecorse.fr/au-soleil-des-mirages/