La hausse brutale des prix de l’énergie, aggravée par les tensions internationales autour du détroit d’Ormuz, frappe de plein fouet l’ensemble des filières dépendantes du carburant. La pêche française est aujourd’hui en première ligne.
Pour les pêcheurs, le carburant n’est pas un coût parmi d’autres : c’est un élément vital de leur activité. Lorsque son prix explose, c’est leur survie économique qui est directement menacée.
Cette réalité ne peut laisser la restauration indifférente.
Une filière essentielle fragilisée
La pêche française, ce sont des milliers d’emplois, des territoires vivants, un savoir-faire reconnu et une contribution majeure à notre souveraineté alimentaire.
Mais c’est aussi une filière fragile, déjà soumise à de multiples contraintes, et aujourd’hui confrontée à un choc énergétique d’une ampleur inédite.
Les restaurateurs ont un rôle clé
Dans ce contexte, les restaurateurs ne peuvent pas être de simples observateurs.
Ils sont des acteurs économiques, mais aussi des prescripteurs. Leurs choix d’approvisionnement ont un impact direct sur la survie de filières entières. Le GHR appelle donc l’ensemble des professionnels à faire un choix clair :
- Privilégier les produits issus de la pêche française,
- Travailler avec les pêcheurs et mareyeurs français,
- Valoriser l’origine sur les cartes et dans les échanges avec les clients.
Un choix de cohérence et de responsabilité
Face à la pression économique, le réflexe du prix le plus bas ne peut pas être le seul guide. Choisir la pêche française, c’est soutenir des entreprises locales en difficulté, c’est garantir la qualité et la traçabilité des produits, c’est répondre aux attentes des consommateurs et c’est défendre une certaine idée de la restauration : exigeante, responsable et engagée.
Ne pas subir, mais agir
Cette crise doit être un signal d’alerte. Elle nous rappelle que nos filières sont interdépendantes, et que nos choix d’aujourd’hui conditionnent notre souveraineté de demain. La restauration a une responsabilité : ne pas subir, mais agir.
Soutenir la pêche française, c’est faire le choix du long terme, de la cohérence économique et de la responsabilité collective.
Par Catherine Quérard, Présidente du GHR & Laurent Frechet, Président des Restaurateurs au GHR