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Edito de Catherine Quérard | 2027 ne peut pas être l’année de nouvelles charges !

Chers collègues, chers amis,

Les derniers chiffres des défaillances confirment ce que nous constatons chaque jour sur le terrain : notre secteur s’enfonce dans une troisième année noire, plus grave encore que les précédentes.

Au deuxième trimestre 2026, près de 2 000 restaurants ont fait l’objet d’une procédure collective. Derrière ces chiffres, il y a des entreprises qui ferment, des emplois qui disparaissent et des professionnels qui voient parfois le travail de toute une vie réduit à néant.

Nos entreprises subissent une hausse continue de leurs charges – matières premières, énergie, loyers, salaires et charges sociales… – sans pouvoir la répercuter intégralement dans leurs prix, alors même que la consommation se contracte sous l’effet des difficultés de pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Dans ce contexte, le gel des allègements sur les bas salaires aggrave encore la situation.

Nous ne contestons pas la revalorisation du SMIC. Nous dénonçons une mesure qui augmente mécaniquement le coût du travail dans un secteur où la masse salariale constitue déjà le premier poste de charges.

J’ai donc écrit au Premier ministre et au ministre de l’Économie et des Finances.

À l’approche du PLF et du PLFSS pour 2027, notre demande est claire : le Gouvernement doit renoncer à toute nouvelle taxe, tout nouvel impôt et toute nouvelle charge fiscale, sociale ou réglementaire pesant sur nos établissements.

Il doit également revenir au plus vite sur le gel des allègements sur les bas salaires.

Les chiffres sont connus. Les conséquences sont documentées. Il appartient désormais au Gouvernement de protéger les entreprises qui sont encore debout, leurs salariés et leurs emplois.

Le GHR sera pleinement mobilisé pour faire entendre cette exigence.

Catherine Quérard,
Présidente du GHR

 

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